Le Japon s'invite à Paris jusqu'en mars 2017 au concept-store Archives 18-20 à Paris. L'artiste Shohei Otomo et le guitariste Cutsigh présentent une exposition collective appelée "LOOP", qui mêle musique et illustration. 

Le nom de cette collaboration, "LOOP", est né lors du passage d'une boucle pressée sur un vinyle. Une fois que l'aiguille est posée sur le disque, le fameux bruit se répète au fil des rotations. Composé de 88 sons crées par le guitariste Cutsigh, le vinyle est rangé dans une pochette présentée dans un format à 3 volets, tous illustrés par l'artiste Shohei Otomo.

Mais qui sont ces deux artistes en vogue au pays du soleil levant ?

Shohei Otomo est sans doute le plus connu des deux car c'est le fils du très célèbre père du manga "Akira". Dans le circuit de l'art contemporain depuis une dizaine d'années, il se range dans la catégorie des figures emblématiques de l'illustration indépendante japonaise. Ses inspirations principales sont la société en général, et plus particulièrement son pays, qu'il dépeint avec humour mais aussi affection, prisonnier de ses traditions face à une envahissante modernité. On salue avec admiration le réalisme dont il fait preuve dans les traits de ses personnages, où son seul outil est un simple stylo à bille.

Son acolyte Cutsigh, aka Kasai Hiroyuki, est quant à lui un musicien reconnu qui a enchaîné les tournées dans plus de 30 pays en groupe et en solo. Aujourd'hui plus orienté vers les remix au sein de son art, il joue principalement de la guitare en solo.

Voici un petit aperçu du travail d'Otomo, dont certaines des oeuvres seront exposées chez Archives 18-20.


 © Shohei Otomo
  © Shohei Otomo

© Shohei Otomo 

© Shohei Otomo

 © Shohei Otomo

© Shohei Otomo 

© Shohei Otomo

© Shohei Otomo 

© Shohei Otomo 

© Shohei Otomo

LOOP
Archives 18-20
18,20 rue des Archives
75004 Paris


Ce nouvel Instant Graffink est consacré à la figure féminine sous toutes ses formes dans le domaine du graphisme et de l’illustration. C’est un panel constitué à la fois d’artistes montantes et de coups de cœur aperçus ici et là, au détour de la réalisation de clips ou suggérés sur Instagram. Loin d’être réellement exhaustive, cette sélection est néanmoins révélatrice d’une tendance ancrée dans le code du dessin ; celle de se recentrer sur la figure féminine, et par tout ce qu’elle représente dans la société.

Son pouvoir évocateur est extrêmement diversifié, tout comme les mises en forme à travers lesquelles elle se créée. Sur fond de poésie, d’art déco, de collage ou de pop art, la femme se pare de 1001 figures pour transmettre des idées, des messages. Est-ce là un acte féministe caché ? Peut-être que certaines le revendiquent mais ce qui est sûr, c’est que chaque création, à son niveau, possède une part de féminisme. Les codes de la beauté sont réinventés, redessinés, afin de prendre en compte les failles intérieures et les défauts humains. L’image nous offre bien plus à voir qu’un simple reflet lisse et distant.

Qu’elle ait la tête ornée de fleur ou un corps nu aux rondeurs assumées, la femme, et l’artiste qui en est à l’initiative, n’a pas fini de nous surprendre par tant de beauté.


La sélection de clips musicaux aussi bons à écouter... qu'à regarder !

Au menu de ce soir : Akronym, Chelou, John K. Samson, Kakkmaddafakka & InClose.

Akronym x Welcome to your feelings





Artist : Akronym
Animated by Michael Pixels

Chelou x Halfway to Nowhere




Artist : Chelou
Animated by Polly Nor

John K. Samson x Postdoc Blues




Artist : John K. Samson
Animated by Nathan Boey

InClose x Candy





Artist : InClose
Animated by Milan Baulard

Kakkmaddafakka x Lilac




Artist : Kakkmaddafakka
Animated by Carlin Diaz

Anciennement appelé Fête du Graphisme, le Graphic Design Festival s’est doté d’une nouvelle identité visuelle mais sa programmation demeure toujours aussi riche. Venez assister dès à présent à ce rendez-vous incontournable du design graphique jusqu’au 22 février prochain.

Des lignes épurées et actuelles, un graphisme dynamique et un nouveau nom anglo-saxon ; décidément, notre chère et tendre Fête du graphisme est méconnaissable, mais ce changement lui va à ravir ! Avec ce nouveau visage, le Graphic Design Festival s’intègre de manière durable dans la mouvance des événements européens et internationaux dédiés au graphisme, à l’image du Graphic Design Festival Scotland ou du Graphic Design Festival Breda.

Première étape : s’afficher dans tout Paris

Du côté de la programmation, on reste sur un déroulement similaire et efficace, ponctué d’expositions, de rencontres et de découvertes aux quatre coins de la capitale. Comme pour les autres années, la première étape de ce festival, qui signe en quelques sortes son ouverture, est une large campagne d’affichages en partenariat avec JC Decaux. Pour cette nouvelle édition, le Graphic Design Festival a invité 20 designers graphiques à venir s’exprimer autour de la thématique du sport. Les créations seront visibles à Paris jusqu’au 22 février et diffusées sur 80 supports digitaux dans les centres de Londres et New York.


© SERA YONG et © HORSTAXE, Jamais plus qu’à fond
Deuxième étape : s’exposer au musée des Arts Décoratifs

Le Musée des Arts Décoratifs est l’un des points d’orgue du festival. Durant deux semaines, le musée accueillera les acteurs majeurs de l’identité visuelle, de la signalétique et de la typographie. Ils auront carte blanche pour investir les lieux. Vous y verrez notamment Air Poster, un collectif qui fait appel à plusieurs ateliers graphiques pour créer des affiches hors du contexte de la commande, le projet de design « Azad » qui consiste en une collaboration entre la galerie Azad Art et un collectif de jeunes graphistes de Téhéran. On y retrouve également le fameux prix D&AD qui récompense le meilleur de la création dans le design et la publicité. Il exposera pour la première fois dans le cadre du festival une sélection d’œuvres primées.


© Les Graphiquants - Air poster 2 et © GR20 - Air poster 4    

© Reza Abedini - 2015 et © Farhad Fozouni - 2014
Troisième étape : promouvoir la jeune création au NUMA

La Creative Night est un événement incontournable du festival ; le temps d’une soirée, vous pourrez participer à des workshops, assister à des conférences et des animations live, voir des expositions, le tout bien sûr sur fond de design graphique. Un moment propice à la rencontre et aux échanges, en compagnie de Kiblind, The Creators Project par Vice, Adobe, D&AD, le Nova Club… ça en fait du beau monde !


© Stefan Glerum - Taipei Life: There’s food on my fly et © Tatsuro Kiuchi - One day in Taipei

© Hsiao-Ron Cheng - Untitled et © Martin Nicolausson - The City
Retrouvez la programmation complète du Graphic Design Festival sur leur site web.
Article en partenariat avec Untitled Magazine, shot quotidien d’actualités culturelles.

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Graphic Design Festival Paris

Jusqu'au 22 février 2017


Nous vous présentons Daniel, notre graphiste barbu de la semaine. Son profil est très éclectique, et basé surtout autour de sa passion pour l'entrepreneuriat. Après avoir passé plus de 9 ans en alternance, il décide de se lancer dans l'aventure de la start-up. Artiste, directeur de publication pour le magazine Barberline -entre autres ses nombreux projets-, Daniel endosse plusieurs casquettes à la fois, et ça lui réussit bien !

Quel est ton parcours ?

Je ne sais pas si on peut dire “récemment diplômé”, mais j’ai terminé les études il y a maintenant plus d’un an. J’ai fait 9 ans en alternance au Campus Fonderie de l’Image ce qui m’a permis de travailler comme graphiste, webdesigner, chef de projet web et community manager. À côté des études je bossais en freelance pour arrondir les fins de mois, puis j’ai commencé à intégrer des start-up en étant associé.

Si tu devais te définir en tant que graphiste uniquement, quelles seraient d'après toi, les thématiques les plus récurrentes dans ton travail ?

Depuis un peu plus d’un an, je me suis découvert un passe-temps avec tout ce qui concerne les photos-montages. Je parle principalement notre société, je me moque d’une façon détournée de ce que je vois tous les jours. Je vis entre le 93 et Paris, il y aura forcément des choses qui m’interpelleront pendant mon trajet.

L'entrepreneuriat, c'est un peu ton dada. Tu peux nous en parler plus en détails ? 

Il y a dix ans lorsque j’ai commencé mes études de graphisme, j’avais deux rêves, et je crois que c’est les mêmes pour tous : travailler dans une grande agence ou bien devenir freelance. À l’époque, mon grand frère se lançait en tant qu’architecte, et je pense que ça m’a poussé dans cette direction là. Au fur et à mesure des années, les opportunités se sont présentées à moi de par mon réseau et ma curiosité. J’ai alors à mon tour tenté l’expérience, c’était le truc à la mode de se mettre à son compte.

“Je suis freelance”. Ca sonne cool quand tu te présentes à de nouvelles personnes, enfin je crois. L’entrepreneuriat c’est une aventure, ça te pousse à te surpasser, prendre des risques, à rencontrer du monde, que tu sois en terrasse le matin pour bosser ou que tu te retrouves dans un bar le soir, c’est peut-être un client potentiel que tu as devant toi. Tu penses pouvoir te lever tard le lendemain mais finalement pas tant que ça, car t’as un rendez-vous à 10h ou qu’un de tes clients t’appelle à 9h. Financièrement c’est une organisation, les missions viennent par vague, des fois trop puis des fois c’est le calme plat. Sur le point expérience, ce qui est sûr c’est que tu apprends vite. En tout cas si certains veulent se lancer, il faut les épaules, être motivé et être bien entouré. Je leur conseille de mettre des sous de côté et trouver un appartement, commencer cette histoire avec des bonnes bases, on ne sait jamais.

On va parler de Barberline, le magazine dont tu es le directeur de publication. Pourquoi avoir fait le choix du papier pour vous lancer dans l'aventure ?


Nous sommes 3 associés, Julien, le directeur de photographie et Mehdi qui endosse le rôle de fondateur car c’est lui qui a lancé le magazine il y a bientôt 2 ans (que j’ai rejoint depuis 1 an). Le papier c’est ce qui nous fait rêver, on vient tous les deux de la communication visuelle et ce support reste intemporel. Il y a cette odeur quand tu l’ouvres, ce petit bruit et ce toucher quand tu tournes les pages… le papier éveille nos sens. On veut en faire un magazine qui se collectionne, qui se range dans la bibliothèque et qu’il soit ressorti plus tard… 6 mois, 1 an, 5 ans. Le papier reste, contrairement au web, à part si ça prend feu. Il y a un média web justement dont je tairais le nom et qui a perdu tous les articles d’un de ses annonceurs dernièrement. C’est malin !

Quelles sont tes influences artistiques ?

Je suis beaucoup de styles et de domaines, tu verrais mon compte Instagram ! Artistes illustrateurs, tatoueurs, photographes, plasticiens… ils m’inspirent tous, mais pour en citer certain : Tony Futura pour ses visuels pop culture, Monica Piloni pour sa vision de l’être humain, Sara Zaher pour sa critique de la société ou encore France Bizot et son carnet de voyage.


 Tony Futura © 

 Monica Piloni © 

 Sara Zaher © 

 France Bizot © 

Choisis un de tes travaux/projets et explique-nous pourquoi ce sont tes préférés.

Je pense à ma série “Quais de Paris”, car on se les gèle en ce moment… j’avais réalisé ça cet été, je rêvais de piscine, de soleil et surtout de vacances. Notre capitale est bordée de quais, pourquoi ne pas la rendre plus “belle” et “romantique” en y alliant nos quais de métro et nos quais de Seine, le temps d’un été ?

 Daniel Yiu © 

 Daniel Yiu © 

 Daniel Yiu © 

Quelle est ta journée type ?

Une journée type serait de lever de bonne heure, petit café à la fenêtre à checker les mails, traîner sur les réseaux sociaux… Je travaille sur mes projets, principalement sur Barberline, nous travaillons actuellement sur la sortie d’un hors-série et notre 4e numéro ainsi que la refonte du site web. Une partie de mon après-midi est consacrée aux rendez-vous ou bien à mes différentes passions comme la photo, peintures ou encore la musique. Le soir, c’est apéro entre amis mais le plus souvent c’est une soirée organisée par une agence, du coup c’est networking.

Quels sont tes plans pour l'avenir ?

J’ai envie de découvrir de nouvelles choses comme la déco ou la food, rester dans le domaine “lifestyle” et puis de faire en sorte que Barberline continue à vivre.

Coup de cœur du moment ? (agence, graphiste, design...)

Il y a la campagne Spotify dernièrement que j’ai trouvé sympa, où elle révèle ses datas avec humour et de façon décalée. Ça change des infographies ennuyantes.


Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ?

J’écoute de tout, ça peut aller à de la future, du post-hardcore à la trap… Mon Soundcloud tourne en fond dès que je bosse. De mémoire côté clips qui pourraient être intéressant à découvrir ça serait les gars du label The Gangster Money Fast, la belle AdiUlmansky ou Being As An Ocean qui sont passés récemment à Paris.

Un conseil à donner aux lecteurs ?

Vous avez des projets ? Donnez-vous à fond, mais faites-vous plaisir avant tout.