Le graphiste de la semaine #11

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Nous vous présentons Daniel, notre graphiste barbu de la semaine. Son profil est très éclectique, et basé surtout autour de sa passion pour l'entrepreneuriat. Après avoir passé plus de 9 ans en alternance, il décide de se lancer dans l'aventure de la start-up. Artiste, directeur de publication pour le magazine Barberline -entre autres ses nombreux projets-, Daniel endosse plusieurs casquettes à la fois, et ça lui réussit bien !

Quel est ton parcours ?

Je ne sais pas si on peut dire “récemment diplômé”, mais j’ai terminé les études il y a maintenant plus d’un an. J’ai fait 9 ans en alternance au Campus Fonderie de l’Image ce qui m’a permis de travailler comme graphiste, webdesigner, chef de projet web et community manager. À côté des études je bossais en freelance pour arrondir les fins de mois, puis j’ai commencé à intégrer des start-up en étant associé.

Si tu devais te définir en tant que graphiste uniquement, quelles seraient d'après toi, les thématiques les plus récurrentes dans ton travail ?

Depuis un peu plus d’un an, je me suis découvert un passe-temps avec tout ce qui concerne les photos-montages. Je parle principalement notre société, je me moque d’une façon détournée de ce que je vois tous les jours. Je vis entre le 93 et Paris, il y aura forcément des choses qui m’interpelleront pendant mon trajet.

L'entrepreneuriat, c'est un peu ton dada. Tu peux nous en parler plus en détails ? 

Il y a dix ans lorsque j’ai commencé mes études de graphisme, j’avais deux rêves, et je crois que c’est les mêmes pour tous : travailler dans une grande agence ou bien devenir freelance. À l’époque, mon grand frère se lançait en tant qu’architecte, et je pense que ça m’a poussé dans cette direction là. Au fur et à mesure des années, les opportunités se sont présentées à moi de par mon réseau et ma curiosité. J’ai alors à mon tour tenté l’expérience, c’était le truc à la mode de se mettre à son compte.

“Je suis freelance”. Ca sonne cool quand tu te présentes à de nouvelles personnes, enfin je crois. L’entrepreneuriat c’est une aventure, ça te pousse à te surpasser, prendre des risques, à rencontrer du monde, que tu sois en terrasse le matin pour bosser ou que tu te retrouves dans un bar le soir, c’est peut-être un client potentiel que tu as devant toi. Tu penses pouvoir te lever tard le lendemain mais finalement pas tant que ça, car t’as un rendez-vous à 10h ou qu’un de tes clients t’appelle à 9h. Financièrement c’est une organisation, les missions viennent par vague, des fois trop puis des fois c’est le calme plat. Sur le point expérience, ce qui est sûr c’est que tu apprends vite. En tout cas si certains veulent se lancer, il faut les épaules, être motivé et être bien entouré. Je leur conseille de mettre des sous de côté et trouver un appartement, commencer cette histoire avec des bonnes bases, on ne sait jamais.

On va parler de Barberline, le magazine dont tu es le directeur de publication. Pourquoi avoir fait le choix du papier pour vous lancer dans l'aventure ?


Nous sommes 3 associés, Julien, le directeur de photographie et Mehdi qui endosse le rôle de fondateur car c’est lui qui a lancé le magazine il y a bientôt 2 ans (que j’ai rejoint depuis 1 an). Le papier c’est ce qui nous fait rêver, on vient tous les deux de la communication visuelle et ce support reste intemporel. Il y a cette odeur quand tu l’ouvres, ce petit bruit et ce toucher quand tu tournes les pages… le papier éveille nos sens. On veut en faire un magazine qui se collectionne, qui se range dans la bibliothèque et qu’il soit ressorti plus tard… 6 mois, 1 an, 5 ans. Le papier reste, contrairement au web, à part si ça prend feu. Il y a un média web justement dont je tairais le nom et qui a perdu tous les articles d’un de ses annonceurs dernièrement. C’est malin !

Quelles sont tes influences artistiques ?

Je suis beaucoup de styles et de domaines, tu verrais mon compte Instagram ! Artistes illustrateurs, tatoueurs, photographes, plasticiens… ils m’inspirent tous, mais pour en citer certain : Tony Futura pour ses visuels pop culture, Monica Piloni pour sa vision de l’être humain, Sara Zaher pour sa critique de la société ou encore France Bizot et son carnet de voyage.


 Tony Futura © 

 Monica Piloni © 

 Sara Zaher © 

 France Bizot © 

Choisis un de tes travaux/projets et explique-nous pourquoi ce sont tes préférés.

Je pense à ma série “Quais de Paris”, car on se les gèle en ce moment… j’avais réalisé ça cet été, je rêvais de piscine, de soleil et surtout de vacances. Notre capitale est bordée de quais, pourquoi ne pas la rendre plus “belle” et “romantique” en y alliant nos quais de métro et nos quais de Seine, le temps d’un été ?

 Daniel Yiu © 

 Daniel Yiu © 

 Daniel Yiu © 

Quelle est ta journée type ?

Une journée type serait de lever de bonne heure, petit café à la fenêtre à checker les mails, traîner sur les réseaux sociaux… Je travaille sur mes projets, principalement sur Barberline, nous travaillons actuellement sur la sortie d’un hors-série et notre 4e numéro ainsi que la refonte du site web. Une partie de mon après-midi est consacrée aux rendez-vous ou bien à mes différentes passions comme la photo, peintures ou encore la musique. Le soir, c’est apéro entre amis mais le plus souvent c’est une soirée organisée par une agence, du coup c’est networking.

Quels sont tes plans pour l'avenir ?

J’ai envie de découvrir de nouvelles choses comme la déco ou la food, rester dans le domaine “lifestyle” et puis de faire en sorte que Barberline continue à vivre.

Coup de cœur du moment ? (agence, graphiste, design...)

Il y a la campagne Spotify dernièrement que j’ai trouvé sympa, où elle révèle ses datas avec humour et de façon décalée. Ça change des infographies ennuyantes.


Qu'est-ce que tu écoutes en ce moment ?

J’écoute de tout, ça peut aller à de la future, du post-hardcore à la trap… Mon Soundcloud tourne en fond dès que je bosse. De mémoire côté clips qui pourraient être intéressant à découvrir ça serait les gars du label The Gangster Money Fast, la belle AdiUlmansky ou Being As An Ocean qui sont passés récemment à Paris.

Un conseil à donner aux lecteurs ?

Vous avez des projets ? Donnez-vous à fond, mais faites-vous plaisir avant tout.


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