© Vainillas
Non, on ne va pas vous parler de Moleskine, mais plutôt de ces petits et grands carnets qui nous font souvent de l’œil dans bon nombre de librairies et de concept stores. Ceux dont la couverture nous attire instantanément, avec l’envie irrépressible de les toucher et les feuilleter. Ceux dont on imagine déjà le rôle qu’ils vont avoir : un recueil de listes, de rêveries, de dessins. Ceux qui parfois s’empilent avec d’autres carnets inutilisés et deviennent indirectement le début d’une collection. Ceux qui sont de véritables pièces uniques, ou qui sont le fruit d’une collaboration bien choisie. Bref, des beaux carnets comme on les aime, tout juste prêts à recueillir notre imagination.

·      La French Touch

noé-paper est une marque française de papeterie écoresponsable dont l’atelier est situé en Bretagne. En plus d’un papier de qualité, les carnets de noé-paper se distinguent par l’impression en sérigraphies de leurs couvertures. La marque propose des carnets à l’unité ou en box de papeterie. Leur site internet est en maintenance pour le moment mais vous pouvez toujours leur envoyer un mail et en attendant, leur page facebook vous offrira un bon condensé de leurs créations et collections !

© noé-paper
© noé-paper
·      La Belle Collab’

L’Atelier Bingo est un studio de design fondé par deux illustrateurs français ; Maxime Prou et Adèle Favreau. Leur travail se situe entre impressions, collages et expérimentations graphiques pour un résultat coloré et abstrait. Ils se sont associés à Poketo Design, une marque lifestyle spécialisée dans la production et la diffusion d’objets d’art, afin de créer une série exclusive de carnets. Une belle collaboration où l’on retrouve une pointe d'inspiration pour le peintre Joan Miro !

© Atelier Bingo x Poketo
© Atelier Bingo x Poketo
·      Les notes fleuries de Zoë Ingram

Zoë Ingram est l’un de nos derniers coups de cœur sur Instagram. Ses notes colorées et élégantes sont un véritable plaisir pour les yeux. Zoë a fait du carnet l’un de ses supports de prédilection où elle se laisse aller par son imagination en créant des univers tantôt fleuris, tantôt fruités. Des carnets que l’on a irrésistiblement envie d’avoir.

© Zoë Ingram
© Zoë Ingram
·      Des éditions limitées et contemporaines

« When Arts falls in love with Design » ; voici comment Vainillas se qualifie. Cette jeune marque crée des objets en édition limitée et à l’esprit contemporain : néons rétro, horloges minimalistes, et plus récemment… Carnets créatifs ! Leur dernière collection intitulée « Petit » est constituée de formes géométriques parfois très simplifiées ce qui leur donnent une allure très originale.

© Vainillas
© Vainillas
·      Les fins connaisseurs


Cette papeterie située à Bristol saura sustenter n’importe quel papiervore. Des carnets aux crayons, Papersmiths sélectionne soigneusement ses designers et graphistes préférés à travers le globe pour vous présenter un large choix de créations. Ici, le design est élégant et épurée et se rapproche doucement d’un style scandinave.

© Papersmiths
© Papersmiths


La sélection de clips musicaux aussi bons à écouter... 
qu'à regarder !

Au menu de ce soir : Royal Canoe, Lessons, Lorn & Jerry Folk.

Royal Canoe x Bicycle

Artist : Royal Canoe
Illustrated by Matea Radic





Lorn x Anvil

Artist : Lorn





Jerry Folk x Kids

Artist : Jerry Folk
Directed by Quentin Deronzier





Lessons x Double or Nothing

Artist : Lessons

Directed by Samu Kuukka






En partenariat avec le Lieu du Design, Les Arts Décoratifs présente l’exposition « Roger Tallon, Le Design en Mouvement » qui met en lumière le travail de ce pionnier de l’art industriel, à voir jusqu’au 8 janvier 2017.
Durant 60 ans, Roger Tallon (1929 – 2011) aura marqué au fer rouge le design industriel français. Si vous avez des difficultés à rattacher ce nom sur des projets en particulier, sachez qu’il est à l’origine de la cartographie du RER dont les lignes sont toujours en usage, le TGV Duplex, le Funiculaire de Montmartre ou encore l’Eurostar.

Roger Tallon, designer du quotidien

Roger Tallon a débuté sa carrière dans les années 1950 et aura permis au design industriel d’apparaître quelques temps après en France et d’acquérir une véritable notoriété. Par sa conception particulière de l’objet et sa personnalité, il ouvrira cette profession au monde culturel et intellectuel au niveau international.
© Les Arts Décoratifs, Paris / ADAGP, 2016
Passionné par les méthodes de travail et de fabrication américaines, Roger Tallon élaborera de nombreux projets liés d’abord à l’électroménager, aux appareils électroniques et aux matériels de bureau : la marque Frigidaire, les appareils photos, les machines à écrire, etc. En touchant à tous ces objets du quotidien, Roger Tallon opère une révolution de l’objet au sein de notre société.
Il décide de monter sa propre agence en 1973 ; en 10 ans, il déposera 200 brevets, modèles et marques dont certaines deviendront cultes. C’est le cas du service 3T qui réinventera l’art de la table, des sièges Cryptogramme pour le Mobilier national ou encore des bidons d’huile Elf.
© Daniel Lebard / ADAGP, 2016

Une exposition qui réunit une façon de penser et de concevoir l’objet
« Roger Tallon, le Design en Mouvement » nous livre une rétrospective complète du designer français à l’aide d’une scénographie spécifique où objets, photographies et supports papier entrent en résonnance. Réalisé par l’agence H5, l’espace d’exposition est étalé sur deux étages et prend forme au travers de trois couleurs dominantes dans le travail du designer, le rouge, le noir et le blanc.

© Galerie Mercier&Associés / A. Baillon / ADAGP, 2016 / Jean Tholance

Au premier étage, on découvre le travail de Roger Tallon au service de l’individu, c’est-à-dire avec du mobilier et des objets de tous les jours. C’est également un espace qui nous permet d’en apprendre plus sur la façon de penser et de concevoir du designer. En effet, des citations sont régulièrement mises en valeur et surplombent l’exposition comme celle-ci : « Le Design n’est pas l’esthétique de l’objet mais l’intelligence de l’objet ». Ici, Roger Tallon précise que la cohérence d’un objet est indispensable dans son processus de fabrication. La transparence des fonctions dans ses objets illustre bien cette pensée.
Le deuxième étage est axé sur l’aspect collectif de son travail. On y trouve un mélange de maquettes et d’éléments ayant appartenu à la réalisation de ses différents projets comme le funiculaire de Montmartre ou les TGV SNCF. La mobilité et les transports sont les domaines pour lesquels Roger Tallon donnera le plus de projets.

© ADAGP, Paris / photo : Les Arts Décoratifs, Paris

« Roger Tallon, le Design en Mouvement » est le parcours unique et foisonnant d’un créateur aux multiples facettes pour qui le design industriel se construit dans une optique globale comprenant l’identité visuelle, l’architecture intérieure et le design graphique.
L'article est aussi à retrouver sur Untitled Magazine, où je suis également rédactrice.

« Roger Tallon, le Design en Mouvement »
Jusqu’au 8 janvier 2017
Les Arts Décoratifs
107 Rue de Rivoli, 75001 Paris
© Risotto
Instant Graffink est notre nouveau format court thématique et inspirant dédié aux tendances graphiques. Pour chaque sujet abordé, nous effectuons une veille des agences, événements et graphistes qui se sont spécialisés dans une technique en particulier.

Nous commençons cette semaine par la risographie, une technique d’impression automatisée à cheval entre la sérigraphie et la photocopie. Permettant des impressions en série, jusqu’à plusieurs milliers, et un rendu d’une grande qualité, la risographie a également l’avantage de proposer des tarifs très avantageux.

Son fonctionnement

A l’aide d’un risographe, machine aux allures de grosse imprimante de bureau, chaque couleur va être maquettée sur des rouleaux différents. Ces mêmes rouleaux vont ensuite appliquer la couleur sur le papier ; il faut parfois plusieurs couches et surimpressions pour obtenir la teinte désirée.

Sa particularité

La risographie est vue comme un retour aux sources de l’impression. C’est une technique qui fonctionne uniquement avec du papier non traité et sans pelliculage, ce qui lui confère un aspect brut et authentique. Il faut savoir aussi que cette impression est accompagnée de quelques imperfections. En effet, le séchage est particulièrement lent et des décalages entre les différentes couches de couleurs peuvent être observées. Néanmoins ces détails participent à créer son unicité et les décalages apportent une vraie touche originale au rendu final.

Les mordus de Riso

·        Les imprimeurs spécialisés

Riso Presto est une maison d’impression et de graphisme située à Paris spécialisée dans la duplicopie avec des imprimantes Riso.

© Riso Presto
© Riso Presto
Risotto est le premier spécialiste en impression Riso d’écosse.

© Risotto
© Risotto
·        Les artistes

Nicolas Barrome est un illustrateur français passionné de nouvelles techniques comme la gravure à l’eau forte et la risographie. Ses réalisations sont peuplées de créatures étranges et de mises en scènes fantastiques.

© Nicolas Barrome
© Nicolas Barrome
HelloMarine est une illustratrice française basée à Londres qui s’intéresse de près aux différentes techniques d’impression dans un univers pop et coloré.

© HelloMarine
© HelloMarine
·        Les revues

Le dernier numéro d'étapes est consacré à la risogaphie et met en lumière les acteurs qui animent ce procédé.


©étapes
Lagon Revue est une revue spécialisée dans les bandes dessinées lancée en 2014. L’ouvrage est imprimé en risographie par Papier Machine.

© Lagon Revue
© Lagon Revue
·        L’événement

Risorama Fair est un événement qui rassemble les pionniers de l’impression Riso. La dernière édition a eu lieu le 3 septembre dernier à Londres mais vous pouvez retrouver les moments forts sur leur compte Instagram.

© Risorama
© Risorama

La rentrée est passée depuis quelques jours, et il est grand temps de repartir flâner parmi les musées et galeries pour s’aérer l’esprit et les mirettes. Pour vous accompagner dans ces douces promenades culturelles, Graffink est revenu comme à son habitude le panier garni d’expositions à ne pas manquer. Et qui dit mois de septembre, dit nouvelles programmations. Le plus dur sera de choisir !

·   Learning the Magic of Painting | Takashi Murakami | Galerie Perrotin |Jusqu’au 23/12

Le plasticien Takashi Murakami est venu exposer à la galerie Perrotin près de 40 œuvres inédites et récentes spécialement réalisées pour l’événement. Bien connu de tous les amateurs d’art contemporain, l’artiste aux couleurs flashy et aux accumulations de formes continue de fasciner. Le crâne, élément central de l’iconographie de Murakami, demeure toujours aussi présent et symbolique dans cette exposition.

©Takashi Murakami 
©Takashi Murakami 
·  Roger Tallon, Le Design en Mouvement | Les Arts Décoratifs | Jusqu’au 08/01

Roger Tallon (1929 – 2011), reconnu comme un pionnier du design industriel, fait l’objet d’une rétrospective de ses différents travaux aux arts décoratifs. Du bidon d’huile d’essence ELF aux matériels électroniques en passant par le flacon d’huile solaire, le designer multi casquettes a su imposer une façon de penser qui n’était pas courante en France. On y découvre une certaine obsession de la gamme et la volonté de montrer les fonctions d’un objet, ce qui fera toute l’unicité de ses projets.

©Roger Tallon
©Roger Tallon
·      Les 20 ans de la galerie Arts Factory | Jusqu’au 24/09

C’est sûrement l’un des événements à ne pas manquer en cette rentrée : les 20 ans de la célèbre galerie dédiée aux arts graphiques, Arts Factory. Pour l’occasion, ses deux fondateurs Effi Mild et Laurent Zorzin sont partis fouiller dans leurs archives pour nous dénicher de vraies pépites, celles qui ont construit l’identité du lieu. Une balade dans le temps où les anciennes affiches, flyers et revues underground nous prouvent que le graphisme n’a pas pris une ride.

©Charles Burns
©Charles Burns
·    James Rosenquist | Four Decades 1970 – 2010 | Galerie Thaddaeus Roppac Pantin | Jusqu’au 07/01

Figure majeure du Pop Art dans les années 60, James Rosenquist a démarré sa carrière en tant que peintre publicitaire. Dans ses œuvres, Rosenquist abordes des sujets aussi variés que la géopolitique, l’écologie, l’esthétique ou encore l’univers. 40 ans de création seront à découvrir au travers d’une sélection de 33 œuvres emblématiques de l’artiste. A noter qu’en parallèle de cette exposition, une trentaine de collages seront également présentés à la galerie Thaddaeus Roppac située dans le marais.

©James Rosenquist
©James Rosenquist
·      Draw in Progress | 100ecs | Du 14/09 au 29/09

Pour sa première exposition de la rentrée, le 100ecs organise un projet collectif appelant plusieurs dessinateurs et illustrateurs. Articulée autour du biomorphe, de la figure humaine et de l’animal, l’exposition nous plongera dans plusieurs univers graphiques. A cette occasion, le 100ecs a fait appel à sept talents de la scène créative actuelle dont Victoria Roussel que nous avions interviewée il y a quelques mois.

©Marc Socié
©Gomazio

On vous souhaite de faire le plein de créativité et on revient en octobre pour une nouvelle sélection d’expositions !