Sorti le 15 juin dernier, le nouvel album d’Everything Everything, groupe de rock anglais psyché/progressif, est doté d’un artwork totalement déjanté. Accompagnant leur opus « Get To Heaven », les illustrations de l’artiste néo-zélandais Andrew Archer nous plongent directement dans cet univers décalé. Artiste lui-même aux frontières du surréalisme et du psychédélisme, Archer offre au groupe une identité visuelle haute en couleur.

« On voulait surtout suivre le fil entre l’extase et l’agonie, le visage du personnage aussi bien terrifié qu’euphorique, sa foi l’écrasant, mais l’élevant aussi en un mouvement guérisseur. Nous avons rajouté un anneau aux mains de l’agresseur pour introduire subtilement un sentiment de richesse, et un effet avec un halo inspiré par des portraits religieux. », explique le leader du groupe Jonathan Higgs.* 




Andrew Archer s’est associé avec Kelly Thompson pour créer UNA, un studio de design indépendant dont les marques sont déjà très friandes.
Voici un échantillon du travail des deux artistes.

The Beach, Pukahina by day - UNA

Fight Club - UNA

Little Ghost Haunt My Stomach - UNA

Giant Squid - UNA

Shogun Assassin - UNA
The Greasy Strangler - UNA


UNA


Andrew Archer

#3, Martin Dhote, 84. Paris
Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par rejoindre l’EPITA, une école d’ingénierie informatique. Au bout d’un an j’avais compris que ce n’était pas du tout vers ce quoi je souhaitais m’orienter, j’ai donc fini les deux années de prépa intégrée par acquis de conscience avant de partir pour rejoindre une autre école, l’IIM. J’en avais entendu parler par des amis qui avaient eux aussi fui EPITA, et le cursus multimedia/graphisme qu’elle proposait avait l’air de mieux me convenir. J’ai donc effectué 4 années en Communication visuelle là bas, qui ne furent pas les 4 années les plus productives de ma vie, donc petit conseil si vous voulez un diplôme équivalent mais avec de vraies compétences au bout, dirigez vous plutôt vers l’HETIC.
Tout cela m’a amené là où je suis aujourd’hui, chez 84.Paris, en tant que DA Junior/Graphiste.

Pourquoi avoir choisi la Direction Artistique ?

Pour plusieurs raisons plus ou moins recevables. J’ai quelques proches qui travaillent dans le milieu de la publicité ou de la communication, du côté création comme du côté production, et très vite j’ai été attiré par ce milieu. Avoir la chance de travailler pour différents clients donc différents univers de marque, rencontrer beaucoup de gens et de métiers différents, travailler dans une ambiance relax (oui oui) … Ajoutez à ça le plaisir que j’avais à imaginer et créer toutes sortes de choses via Photoshop depuis ma tendre jeunesse, et vous imaginez assez bien comment je suis arrivé ici.

Quelle est ta journée type ?

J’arrive vers 10h tous les matins à l’agence. Le temps de trouver un verre propre pour me servir de l’eau et de me laver les mains pour éviter de mourir d’une maladie inconnue venue du métro, j’entame mon labeur vers 10h30. Soit j’ai un projet en cours que je continue directement, soit je n’ai pas encore été briefé et je me balade sur les internets à la recherche des derniers sites, pubs, vidéos ou autres œuvres d’art qui auraient pu apparaître pendant la nuit. Entre 13h et 14h30 c’est Picard et Fifa. Après c’est soit prise de brief, soit boulot. J’alterne entre les canapés et le brainstorming quand je travaille sur un appel d’offre en conception et mon bureau quand j’ai du travail plutôt graphique à réaliser. A 19h je retrouve les joies du RER pour rentrer dans mon doux foyer, quand tout va bien. Sinon c’est charrette jusqu’à … Jusqu’à ce que le travail soit fini.

Choisi un des travaux / projets, et explique pourquoi c’est ton préféré.

Sûrement le projet qui me tient le plus à cœur. Nous avons remporté l’appel d’offre pour la campagne Possession de Piaget en fin d’année 2014. C’est une campagne colossale pour une agence de petite taille comme la notre, et c’était la première fois que nous relevions un tel challenge. Mis à part la partie print, nous nous sommes occupés de tous les aspects de la campagne ; site web, experience digitale, vitrines interactives, campagne media, relations presse et bloggeuses, installations dans des centres commerciaux, shooting de l’égérie Jessica Chastain … Et surtout le film de la campagne, qui était au coeur de tout notre dispositif. J’ai été en charge, avec un estimé collègue, de la conception de ce film. Du scénario aux actrices en passant par les costumes et le choix du réalisateur, nous avons suivi le projet de A à Z jusqu’au tournage auquel nous avons assisté. Je n’avais jamais travaillé sur un film, et avoir la chance de voir ce projet se concrétiser de jour en jour était très, très, chouette.

Quels sont tes plans pour l’avenir ?

Professionnellement rien de bien différent d’aujourd’hui, continuer dans la même agence à progresser et gagner des budgets toujours plus intéressants. Je n’aime pas prévoir des années à l’avance, je suis un peu le fil actuel de ma vie qui me convient très bien comme il est, et je verrai bien où cela me mène.

Coup de cœur du moment ? (graphiste, innovation, design, agence…) ?

Rien de très frais qui me vient à l’esprit. Je suis un grand fan du travail de Zim&Zou du coup je guette la moindre nouveauté venant de chez eux et le résultat est toujours fantastique. Sinon j’aime beaucoup le travail de l’agence HEREZIE, surtout en print, d’ailleurs je dois pas être le seul puisqu’ils ont raflé un prix à Cannes.

Un conseil à donner / message à faire passer ?

Oula, je suis très loin d’être assez philosophe pour donner des conseils. Ne croyez pas ce qu’on vous dit dans les publicités, mais mangez quand même vos 5 fruits et légumes par jour, je suppose.

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C’est à partir de février dernier que Prisma Media a fait le pari de la rupture avec le lancement de deux revues féminines créatives : Flow et As You Like.
Retour sur ces deux nouveautés empreintes de jolies choses, de créativité et d’innovation.

Flow



On le remarque tout de suite ; Flow n’est pas qu’un magazine, c’est un bien bel objet, à la papeterie séduisante.
Mais que nous cachent ses pages aux illustrations rétro et poétiques ?


Flow est un trimestriel qui s’adresse à un public féminin, à la fois “créatif, ouvert d’esprit, positif, et qui aime les beaux objets” (mais aussi à des femmes dotées d’une certaine exigence et qui prônent le mieux-vivre).
Un ciblage précis et voulu, pour recréer de la valeur au sein de la presse.


Flow vient des Pays-bas, où il a été lancé avec succès en 2008. Le magazine a ensuite été diffusé en Allemagne puis en France.


Ses 140 pages sont découpées en quatre parties : Belle rencontre, Esprit libre, Petits Plaisirs et Douceur de vivre. On y trouve des interviews de créatifs, des endroits tout beaux tout frais a découvrir, de la psychologie positive, etc.


De quoi vous donner l’envie de courir à travers champs, prendre soin de vous, et flâner en plein coeur de Paris… Vous avez dit bobo ?








As You Like


Jusqu’ici, c’est un terme plein de promesses qui s’offre à nous. Comme je veux ? A ma guise ? Mais à propos de quoi finalement ?


As You Like est un trimestriel qui “promet de rassembler le meilleur du web”. Ah oui. Rien que ça. Et c’est un pari plutôt risqué compte tenu de cette dimension digitale encore difficile à appréhender sur papier et de la surinformation quotidienne.


Mais c'est sans compter l'ambition plus sélective de la revue : As You Like aura comme but de dénicher les meilleurs contenus issus de blogs, de Pinterest ou d’Instagram. La revue se positionne ainsi comme un cahier de tendances de la toile avec 152 pages d’inspiration et de secrets de blogs.

"Quand le digital s'évade sur le papier : un magazine qui décrypte le web féminin et déniche les talents connectés".

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Oui il a fait chaud cette semaine. Très chaud.

C’est pourquoi Graffink vous propose de finir l’après-midi en douceur en vous présentant  Robert Beatty, l’artiste qui a créé l’artwork du prochain album du groupe Tame Impala.

C’est un américain d’une trentaine d’années qui habite dans une ville isolée du Kentucky. Il travaille uniquement à partir de Photoshop en utilisant la technique des années 80, l’airbrush qui donne un côté délicieusement rétro à ses œuvres. Beatty travaille surtout pour des labels et des artistes peu connus, où il peut bénéficier d’une plus grande marge créative. A la frontière de Salvador Dali et de Chirico sur certaines de ces œuvres, il se dégage une impression un peu brumeuse d’un trip psychédélique.


Lord Raja - A Constant Moth

                                                                      
                                                             EEK - Kahraba


                                           Three Legged Race - Persuasive Barrer


Tame Impala - Cause I'm A Man


                                                      Tame Impala - Currents

                                                           
                                                         Neon Indian - Annie

Pour info, Tame Impala sera à Rock-en-Seine, fin août.
Une interview très intéressante de l’artiste ici

Pour vous Major Lazer c’était sûrement ça. Même si actuellement en fait, c’est plutôt ça.
Mais pour nous chez Graffink, Major Lazer, c’est lui, Ferry Gouw.


L’univers déjanté et haut en couleur du groupe est imaginé par ce gosse de Jakarta, qui a grandi à Londres dans les années 80.
Il s’inspire de la culture populaire de l’époque dans ses œuvres : Dragon Ball Z et les mangas japonais, les comics Marvel…
Et cela se ressent sur les visuels du groupe, catchy et très cartoonesques. En tant qu’enfant du melting-pot de la mondialisation, il semble évident que Gouw saisisse au mieux tout l’éclectisme que l’on retrouve dans les sonorités de Major Lazer qui passent aussi bien du reggae, dance-hall ou au hip-hop. 

Mais quel concept se cache derrière chaque album du groupe ?
Major Lazer nous raconte l’histoire d’un cyborg commando qui se bat contre des méchants : le Président Whitewall et le Général Rubbish dans le but de protéger les droits du peuple Jamaïcain. Gouw dit s’être inspiré de GI Joe notamment dans l’élaboration de ce personnage. Et pour vérifier ses dires, on a pu voir dans Paris des tags au sol "Peace is the mission" annonçant l'arrivée imminente du nouvel album de Major Lazer et par la même occasion notre salut. Rédempteurs culturels ? 
A vous de voir, le messie est arrivé sur nos plateformes digitales fin mai.

Et maintenant, watch out for this !
  








Retrouvez une interview exclusive de l’artiste ici, sur Brain Magazine (ok elle date un peu) !
 Notons également qu’une exposition était consacrée au travail de Ferry Gouw à Sergeant Paper en mai dernier.